Low-code in de praktijk: terugblik op event « Grip op je logistieke keten »

La logistique « low-code » figure en tête des priorités des décideurs flamands. Le 5 mai 2026, ils se sont réunis à bord du « De Ark », amarré au Kattendijkdok à Anvers, à l’occasion de l’événement Xylos intitulé « Maîtrisez votre chaîne logistique : low-code, données et automatisation dans la pratique ». Avec le port en toile de fond, la question centrale a été posée : comment les organisations logistiques peuvent-elles reprendre le contrôle d’un environnement système de plus en plus complexe ? Un après-midi riche en perspectives stratégiques, une étude de cas client convaincante sur la logistique « low-code » et un premier aperçu de l’avenir du « low-code » d’entreprise.

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Un accueil chaleureux

Benny Moonen, directeur commercial chez Xylos, a ouvert la séance de l’après-midi et a d’emblée donné le ton. Dans un secteur où le changement est la norme, ce n’est pas le nombre de systèmes qui fait la différence, mais la manière dont on les gère. Il a expliqué aux participants que le « low-code », les données et l’automatisation ne sont pas de simples mots à la mode, mais des éléments constitutifs qui, ensemble, font la différence entre une gestion réactive et une gestion proactive.

 

Orchestrer le port numérique : le point de vue de Xylos

Peter Verrykt, responsable de la division Data & IA et Automatisation chez Xylos, a ouvert la conférence par un diagnostic pertinent de la réalité logistique. Ce qui était autrefois une chaîne linéaire est aujourd’hui devenu un écosystème dynamique. Les compagnies maritimes, les terminaux, les douanes, les transporteurs et les plateformes numériques forment un réseau d’interdépendances, soumis en permanence à la pression des changements d’itinéraires, de l’évolution de la réglementation et de la réduction des marges.

Selon Peter, le véritable problème dans ce contexte n’est pas un manque de technologie, mais justement la prolifération des outils. Trop de solutions ponctuelles, trop peu de cohérence, et des intégrations plus fragiles que solides. Le réflexe classique consistant à ajouter un nouveau système à chaque nouveau problème ne fait que rendre l’ensemble encore plus vulnérable. La bonne question n’est donc pas de savoir quelle technologie manque encore, mais comment prendre le contrôle de l’ensemble.

La réponse à cette question réside dans l’orchestration. Pour reprendre la métaphore du port : le succès ne dépend pas du nombre de grues ou de navires, mais de la qualité de la coordination entre tous ces éléments. Qui donne le rythme ? Qui a une vue d’ensemble ? Les organisations qui font la différence se positionnent comme des chefs d’orchestre plutôt que comme des opérateurs d’instruments isolés.

Selon Peter, l’orchestration repose sur deux piliers : les données, qui en constituent la colonne vertébrale, et l’automatisation, qui en est le levier. Une structure de données bien pensée est la condition préalable à un véritable contrôle opérationnel, et l’automatisation n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’éliminer les tâches répétitives, d’étayer les décisions et de permettre aux processus de s’adapter de manière dynamique à la réalité.

C’est pourquoi Xylos opte délibérément pour une approche axée sur la plateforme, avec Mendix comme fondement. Cette plateforme allie rapidité et structure : développement rapide, intégration aisée avec les systèmes TMS, WMS et ERP existants, évolutivité et gouvernance centralisée. Les systèmes existants restent actifs et stables, tandis que de nouvelles fonctionnalités viennent s’y ajouter. Mendix devient ainsi une couche d’orchestration qui harmonise les données et coordonne les processus, et non pas simplement une nouvelle couche venant s’ajouter au chaos existant.

Dans ce contexte, le rôle de l’informatique évolue de manière fondamentale, selon Peter. Alors qu’auparavant, l’informatique se chargeait principalement de la gestion des systèmes, les DSI et les responsables informatiques deviennent aujourd’hui des catalyseurs de la transformation de l’entreprise. Dans un secteur confronté à des tensions géopolitiques, à l’évolution des routes commerciales et à de nouvelles exigences en matière d’ESG et de douanes, la flexibilité n’est plus un luxe, mais une nécessité opérationnelle.

 

Le cas Ahlers : de la fragmentation à une plateforme numérique

Le temps fort de l’après-midi a été l’étude de cas d’Ahlers, présentée par Dimitri Aerts, directeur informatique chez Ahlers. Ahlers est une entreprise familiale forte de plus de 115 ans d’expérience, dont le siège social est situé à Anvers, qui dispose de bureaux dans plus de 15 pays et emploie plus de 220 collaborateurs à travers le monde. Une organisation au profil à la fois fortement local et international, avec toute la complexité que cela implique sur le plan informatique.

Dimitri a expliqué comment trois facteurs déclencheurs ont conduit Ahlers à réaliser un investissement majeur dans la numérisation. Les clients avaient des exigences de plus en plus élevées que la structure existante n’était plus en mesure de satisfaire. À cela s’ajoutait la nécessité d’une gestion centralisée dans un environnement où, historiquement, l’informatique était en partie organisée par pays. Et enfin, la réalité géopolitique : la guerre en Ukraine a contraint l’entreprise à se séparer de sa filiale russe, qui concentrait à l’époque une grande partie de son expertise informatique.

Ahlers a opté pour une architecture informatique centrale de type « best-of-breed », avec des rôles clairement définis pour le CRM, le TMS, l’ERP et le lac de données. Afin de combler ses lacunes informatiques, avec pour principal cas d’utilisation la transparence et l’automatisation du flux « order-to-cash », Ahlers a mené un processus de sélection approfondi de plusieurs mois au cours duquel Mendix a été comparé à Salesforce et à d’autres solutions « high-code ». Le choix s’est finalement porté sur Mendix en raison de sa position de leader dans le quadrant Gartner, d’un dossier commercial convaincant, d’un modèle d’OPEX prévisible et de la stabilité qu’offre un fournisseur européen dans un contexte géopolitique incertain.

Un atelier de découverte a permis de cartographier le flux d’automatisation de bout en bout, couvrant les opportunités CRM, la saisie des commandes, la planification TMS, la transparence des coûts, la gestion des marges en temps réel, la facturation basée sur les étapes de paiement et la génération de documents. Ahlers a délibérément choisi de commencer par la génération de documents, car c’est là que se situait le plus grand gain d’efficacité opérationnelle.

Le projet Mendix s’articule autour de sprints bihebdomadaires, d’un backlog dynamique et d’une séparation claire entre les rôles des développeurs, des product owners et des parties prenantes métier. Au bout de six semaines seulement, Ahlers a pu présenter une version v0.1 aux parties prenantes métier. Le principal écueil signalé par Dimitri rejoignait parfaitement le message de Peter : le développement Mendix est si rapide que l’entreprise elle-même devient le goulot d’étranglement. Des processus clairs et des parties prenantes disponibles sont donc au moins aussi importants que la technologie.

Sam Loeys, architecte senior de solutions low-code chez Xylos, a ensuite pris la parole pour présenter une démonstration en direct de la solution Ahlers. Il a montré au public comment la génération automatisée de documents, la mise en correspondance des factures fournisseurs avec les lignes de coûts et la transparence sur les marges fonctionnent concrètement au sein de la plateforme Mendix. Une preuve tangible qu’une approche axée sur la plateforme ne se résume pas nécessairement à une promesse abstraite.

 

Le « low-code » dans un monde dominé par l’IA : la vision de Mendix

Au cours de la troisième session , Pieter Vercammen, architecte de solutions chez Mendix, a présenté au public l’avenir du « low-code » dans un monde axé sur l’IA. Il est parti d’une simple observation : 76 % des DSI font état d’une demande croissante de nouveaux produits numériques, tandis qu’un tiers de tous les projets logiciels accusent un retard de plus de six mois. L’IA semble être la solution par excellence, mais sa valeur dépend entièrement de celle des logiciels qui la rendent exploitable.

Pieter a expliqué que les applications basées sur des agents ont connu un démarrage rapide, mais qu’elles deviennent complexes à gérer, à contrôler et à faire évoluer. La solution réside dans le regroupement des équipes logicielles et des équipes chargées des données au sein d’une plateforme prenant en charge l’ensemble de la pile, allant de l’intégration des données à l’orchestration de l’IA, en passant par la gouvernance des agents et le développement d’applications.

Cette plateforme a été présentée en avant-première lors de l’événement : l’Agentic Enterprise Platform de Mendix, dont le lancement officiel est prévu le 12 mai 2026. Elle réunit Mendix Application Development, RapidMiner Universal Data Integration et RapidMiner AI Acceleration au sein d’une base commune destinée aux applications enrichies par l’IA, à l’analyse interdomaines et à l’automatisation agentique. Grâce à des fonctionnalités telles que Maia pour le développement assisté par l’IA, l’Agent Builder, l’interface utilisateur conversationnelle, les workflows « human-in-the-loop » et l’observabilité, Mendix souhaite aider les organisations à développer plus rapidement leurs solutions dans un cadre gérable.

Le message que Pieter a transmis : le low-code et l’IA ne sont pas concurrents, ils se renforcent mutuellement. Le « vibe coding » ne fait que rendre les plateformes low-code encore plus performantes, à condition que la couche de gouvernance évolue elle aussi. Et dans un contexte géopolitique où la souveraineté sur les données et les plateformes revêt une importance croissante, un acteur européen du low-code tel que Mendix offre une base solide.

 

Des conversations passionnantes à bord

L’après-midi s’est terminée comme il se doit : autour de petits en-cas, de boissons et de conversations passionnantes à bord. Les responsables logistiques présents se sont clairement reconnus dans les défis évoqués sur scène et ont partagé avec enthousiasme leurs propres expériences, questions et projets. Pour l’équipe de Xylos, ces échanges ont été tout aussi enrichissants que les présentations elles-mêmes ; ils démontrent que ce thème est véritablement d’actualité dans le secteur logistique belge.

 

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