D’une niche au grand public : l’IA fait son entrée dans le monde du travail flamand
Imec a publié aujourd’hui la 18e édition du Digimeter. L’une des conclusions les plus marquantes : 43 % des Flamands sont aujourd’hui des utilisateurs actifs de l’IA générative. Cela représente une hausse de 15 points de pourcentage par rapport à l’année dernière, et un triplement par rapport à 2023.
Les chercheurs parlent d’une « vitesse de pénétration sans précédent ». Alors qu’il a fallu 7 à 10 ans à Netflix ou Instagram pour atteindre 40 % de pénétration du marché, l’IA générative a franchi ce seuil en trois ans. Deux Flamands sur trois (64 %) l’ont entre-temps utilisée ou testée.
L’impact sur le lieu de travail se fait déjà sentir. 70 % des actifs ont déjà testé l’IA générative dans le cadre de leur travail. Plus de la moitié d’entre eux l’utilisent au moins une fois par mois. 45 % indiquent pouvoir terminer leur travail plus rapidement. 79 % constatent un gain de temps, la majorité estimant celui-ci à au moins une demi-heure par jour.

Le revers de la médaille : l’utilisation progresse plus vite que la compréhension
Outre ces chiffres positifs, le Digimeter met également en évidence une tendance préoccupante. L’Imec signale un fossé croissant en matière de compétences : tous ceux qui utilisent l’IA ne la comprennent pas forcément.
Seuls 37 % des Flamands déclarent savoir comment utiliser efficacement l’IA pour accomplir leurs tâches plus efficacement. 33 % affirment ne pas savoir comment utiliser correctement l’IA générative. Dans le même temps, le nombre de personnes déclarant avoir besoin de formations sur l’IA est en baisse, ce qui pourrait indiquer que beaucoup sous-estiment l’étendue de leurs lacunes.
C’est précisément le risque auquel sont confrontées les organisations. Des outils tels que Microsoft Copilot sont déjà présents dans l’environnement de travail de nombreux collaborateurs. Mais leur simple présence ne signifie pas pour autant qu’ils soient compris, qu’on leur fasse confiance et qu’ils soient utilisés efficacement. Quiconque utilise l’IA sans en avoir une compréhension suffisante du fonctionnement, des possibilités et des limites ne passe pas seulement à côté des gains de productivité. Il s’expose également à un risque accru d’erreurs, d’utilisation abusive des données et de perte de l’esprit critique.
Qu’est-ce que cela signifie pour votre organisation ?
Le Digimeter montre clairement que l’adoption de l’IA ne va pas de soi. L’accès aux outils ne suffit pas. Ce qui compte, c’est de savoir si les collaborateurs comprennent comment l’IA s’intègre dans leur travail quotidien, dans quels domaines elle leur est utile et dans quels cas la prudence s’impose.
Cela nécessite un accompagnement ciblé, adapté à l’organisation et aux personnes qui y travaillent. Chez Xylos, nous accompagnons les organisations dans cette démarche, grâce à un parcours structuré qui transforme la prise de conscience en application concrète et en adoption mesurable. Découvrez-en davantage sur notre programme « AI Literacy ».