J’ai récemment eu une conversation passionnante avec Andrej Koelewijn (Senior Product Manager chez Mendix) et Maurits Elzinga (Senior Product Manager chez Mendix, qui se concentre sur GenAI, Developer Experience et Extensibility) sur la façon dont Mendix adopte l’IA et ce que cela signifie pour les organisations qui construisent l’avenir aujourd’hui. En tant que Business Unit Lead Data, AI & Automation chez Xylos, c’est exactement le genre de conférence qui me stimule : honnête, techniquement fondée et dépourvue d’arrière-pensée marketing.
Trois idées qui m’ont marqué.
1. Avec l’IA, le low-code devient plus pertinent que jamais
La plus grande idée fausse que j’entends encore trop souvent chez les responsables informatiques des entreprises est que l’IA et le low-code seraient des concurrents l’un pour l’autre. Maurice l’a résumé succinctement : « Il ne s’agit pas de low-code ou d’IA, mais de low-code et d’IA ». Et il n’a pas tort. C’est précisément parce que le « low-code » fonctionne à un niveau d’abstraction plus élevé qu’il devient de plus en plus pertinent dans un monde dominé par l’IA.
Des outils tels que GitHub Copilot et Claude Code génèrent des milliers de lignes de code à la vitesse de l’éclair, mais quelqu’un doit toujours comprendre, valider et gérer ce code. Pour cela, un modèle visuel de code bas est beaucoup plus accessible qu’une avalanche de documents techniques. Le code bas et l’IA se renforcent mutuellement. L’IA dans le code bas n’est donc pas une contradiction, mais la couche qui rend l’IA gérable pour l’organisation moyenne.
2. La gouvernance et la traçabilité sont les véritables goulets d’étranglement
De nombreuses organisations parviennent à mettre en place des projets pilotes d’IA. Construire un agent, réaliser une démonstration de faisabilité, susciter l’enthousiasme du conseil d’administration : tout cela fonctionne relativement bien aujourd’hui. Le véritable défi réside dans le dernier kilomètre, c’est-à-dire le passage du pilote à la production.
Andrej a mis en évidence un problème reconnaissable. Les entreprises sont soudainement surprises par leurs factures de cloud parce que les agents brûlent des tokens sans contrôle, sans que personne ne se souvienne quel agent fait quoi et pourquoi. Mendix travaille donc activement sur les tableaux de bord de suivi, la traçabilité et l’auditabilité pour les agents d’IA, afin qu’en tant qu’organisation, vous gardiez la main sur ce qui est exécuté en production. Ce n’est peut-être pas un sujet sexy, mais c’est un sujet fondamental. Car sans ce contrôle, la mise à l’échelle n’est plus une croissance, elle devient un risque.
3. La gouvernance des données est la base, et ce problème est plus ancien que l’IA elle-même.
Données fragmentées, silos, ambiguïté quant à l’ensemble de données qui contient la vérité absolue : ces défis sont plus anciens que l’IA elle-même. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est l’outillage permettant de les rendre plus gérables et l’urgence d’y parvenir enfin.
Mendix intègre la technologie des ontologies et des graphes (via RapidMiner) pour relier sémantiquement des données provenant de différentes sources. Ainsi, un agent d’intelligence artificielle ne se contente pas de trouver des données, mais comprend également comment ces données sont liées à d’autres. Personnellement, j’observe ce type de technologie depuis plus d’une décennie, dans une évolution qui va de la recherche universitaire à l’application industrielle. Nous sommes vraiment prêts aujourd’hui.
Ce qui m’a le plus touché dans cette conversation
Le passage de la proposition « souscrivez à l’innovation » à la proposition « souscrivez à l’innovation, à la sécurité et à la gouvernance ». Il ne s’agit pas d’un slogan marketing, mais d’une réponse à ce qui se passe aujourd’hui dans les conseils d’administration. La cybersécurité, la souveraineté sur les données et le contrôle de ce que l’IA génère ne sont plus des questions secondaires. Nous observons même un mouvement de retour vers les solutions sur site, ce qui indique le niveau de préoccupation concernant la conformité et la sécurité des données.
Dans le même temps, la « concurrence » interne s’intensifie. Vibe coding, développement citoyen, agents que tout le monde peut construire : le seuil pour créer quelque chose soi-même n’a jamais été aussi bas. La question n’est donc pas de savoir comment l’arrêter, mais comment canaliser cette créativité dans une plateforme où la gouvernance, la sécurité et la qualité sont garanties. Après tout, construire rapidement sans garde-fou ne résout pas le problème, il ne fait que le déplacer.
C’est exactement l’espace que Mendix et Xylos construisent ensemble.
Merci à Andrej Koelewijn et Maurits Elzinga pour cette conversation ouverte et engageante.
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A propos de l’auteur
Peter Verrykt est Business Unit Lead Data & AI chez Xylos et guide les organisations dans la transformation des données en valeur commerciale concrète. Il aide les entreprises à voir au-delà des implémentations techniques et à déployer les données et l’IA comme fondement de meilleures décisions, d’une plus grande agilité et d’une croissance durable.